Bon, un sujet intéressant, 26 visites d'ailleurs, mais pas de contributions pour l'instant, je me lance.
Le sujet est effectivement très intéressant, complexe aussi, de tout
évidence, puisqu'il pourrait être question de beaucoup de choses. Il
n'y a qu'à jeter un oeil à la loi pour s'en rendre compte : une loi de
celles qui abrogent tel article, en rajoutent tel autre, après ou avant
tel paragraphe ... etc. De quoi ravir sans doute tout juriste qui se
respecte et tout législateur qui n'en tirera pas moins une grande
fierté, mais un peu plus difficile à cerner pour les autres ... J'ai
l'impression que cette complexité est à l'origine de suffisamment
d'insatisfactions pour qu'elle nous cause ici aussi quelques soucis, à
moi du moins. Procédons par étapes alors ...
Premier point, j'ai trouvé une version du texte en ligne sur internet qui en fait
une présentation un peu plus structurée et dynamique
à défaut d'en lever la complexité (avec de nombreux liens hypertextes,
pour naviguer d'articles en chapitres et de sections en alinéas ... ).
Et
un dossier du Centre national de recherches pour la formation professionnelle des travailleurs handicapés de Roiffé
(fort intéressant pour essayer de resituer la portée de cette loi dans
l'histoire des différentes mesures pour la prise en compte des
personnes en situation de handicap en France, depuis la loi de 1898 sur
les accidents du travail).
En second lieu, et compte tenu cette fois du fond de la question (vaste
si elle en est) et sans préjuger de ce que nous pourrions en dire
ensemble
(entre psychosociologues pourquoi pas, mais sans doute plus aisément
encore avec l'heureux concours de toutes les bonnes volontés), la
problématique me semble effectivement renvoyer à beaucoup de
choses à la fois :
Il pourrait être intéressant de discuter d'intégration mais aussi
d'insertion, de rejet mais aussi de reconnaissance, d'exclusion mais
aussi d'aliénation, de reconnaissance mais aussi de différenciation,
l'ensemble mettant en jeu différents processus identitaires, sur un
terain (celui des organisations) où l'on sait que toutes ces questions
ont leurs importances, sans que ces dernières soientt hélas assez souvent
mesurées à leurs justes valeurs.
Qu'en pensez-vous ? Par où commence-t-on ? C'est comme vous voulez. Peut-être en avais-tu une idée déjà plus précise Romain ?
Cordialement,